Décrire la méthodologie
Cette phase consiste à planifier les diverses étapes de réalisation de l’intervention. Les principaux aspects à prévoir sont :
- les participants à retenir;
- les informations à recueillir;
- les outils de collecte des informations;
- le déroulement de la collecte des informations;
- les méthodes d’analyse des données;
- le temps requis pour chacune des étapes;
- les questions d’éthique à surveiller.
Lorsque vous planifiez votre intervention, non seulement il est très important d’identifier de manière précise les diverses étapes du déroulement du projet, mais d’identifier et de prendre en note les raisons (tant théoriques que pratiques) qui justifient chacun de vos choix. Il est en effet souvent demandé, dans les rapports d’intervention, d’énoncer clairement les motifs ayant conduit à prendre telle décision plutôt que telle autre; vous aurez alors toute l’information nécessaire pour expliciter vos choix et votre démarche. Comme il existe des volumes et des articles permettant de bien comprendre les règles particulières à prendre en compte, il serait peut-être pertinent de disposer de l’un d’entre eux7 pour répondre de manière précise à certaines questions8.
7Michelle Lessard-Hébert et Gabriel Goyette, « La notion de recherche-action », par © 1988 Canadian Society for the Study of Education.
8https://www.uqtr.uquebec.ca/metho-lcs/html/biblio%20html/rechercheaction.html, site consulté le 30 novembre 2009.
Pour vous aider à réaliser votre planification, nous vous proposons un outil méthodologique que vous retrouverez à la section Outils méthodologiques :
- Outil méthodologique 17 : Les représentations du problème dans la recherche-action.
Les participants à retenir
Certains types de recherche portent sur l’analyse de documents, des recherches historiques par exemple. Il n’y a donc pas de participants. Vous devez alors identifier et justifier votre choix de documents à analyser. Toutefois, dans un projet d’intervention, vous devrez peut-être identifier les participants à rencontrer pour réaliser votre projet. En général, les termes « participants, répondants ou groupe cible » désignent les personnes visées par l’intervention ou un ensemble de personnes qui représentent une entité et partagent des valeurs, des intérêts, des traits de caractère commun, etc.
Le choix des participants dépend de la question à la base de votre intervention. Peut-être sera-t-il nécessaire de tenir compte de certaines caractéristiques particulières à ces personnes : leurs besoins, leurs intérêts, leur milieu, leur environnement, etc.? Vous devrez donc définir ces caractéristiques et déterminer les procédures à mettre en place pour les rejoindre. Si vous optez pour un échantillon d’une population, les participants seront sélectionnés à l’aide d’une ou de plusieurs techniques d’échantillonnage, par exemple : au hasard, stratifié, de groupes, territorial, etc. Il existe des projets d’intervention où les participants sont imposés par le contexte ou le milieu de travail et le type d’analyse qui est à réaliser. En intervention, selon le type de méthodologie utilisée, certaines précautions doivent être prises quant au choix et au nombre de participants. Vous trouverez des informations sur ces questions à la page du site de Statistique Canada dans la documentation qui traite des méthodes d’échantillonnage.
L’échantillon des participants se limite à deux groupes : les parents et les personnels concernés de l’école (les professionnels non enseignants, les enseignants, les spécialistes des ressources technologiques).
Nous vous référons à l’outil méthodologique 22, Méthodes d’échantillonnage probabiliste, à la section Outils méthodologiques.
Les informations à recueillir
En intervention, les informations recueillies servent à vérifier si vos actions ont produit les résultats escomptés. Il peut s’agir de degré de satisfaction, d’acquis personnels ou collectifs, de taux de participation, du nombre ou du type d’interactions, etc. Ce sont habituellement des variables qui représentent « des qualités, propriétés ou caractéristiques d’objets, de personnes ou de situations qui sont étudiés9 ». Ces variables sont identifiées grâce aux concepts retenus dans la description du problème dans son contexte.
9M.-F. Fortin, 1996, op. cit., p. 36.
Il est important de bien préciser le type de données à recueillir, afin d’avoir tout en main lors de l’analyse ou de l’interprétation. Il est toujours préférable, lorsqu’il n’est pas trop onéreux de le faire, de prévoir plus de données que moins, même si, au moment de la planification, elles n’apparaissent pas très importantes. C’est le cas en particulier pour les caractéristiques des participants (âge, niveau de scolarité, profession, etc.) qui peuvent constituer, au moment de l’interprétation, des éléments limitant la généralisation des résultats.
Compte tenu du problème à l’étude, la collecte de données qualitatives et quantitatives permettra de mieux documenter les problèmes et les solutions qui seront apportées pour soutenir les parents. Sur le plan qualitatif, nous collecterons les réponses des personnels de l’école concernés par les problèmes les plus courants des élèves.
Sur le plan quantitatif, nous collecterons les données sur le nombre de parents intéressés, les types de problèmes les plus courants, les moyens privilégiés pour rejoindre les parents, les outils de travail qu’ils utilisent, etc.
Les outils de collecte des informations
En intervention, il vous faut prévoir des outils pour recueillir ces informations. Il existe plusieurs techniques pour le faire, par exemple : l’observation, les questionnaires, les tests, les entrevues, les sondages, les rencontres de groupe, les tâches à réaliser. Votre choix doit se faire en fonction de vos objectifs, de votre problème en contexte et du cadre de référence retenu. La revue de la littérature devrait vous fournir les pratiques les plus courantes selon le domaine et la thématique retenus. Le tableau 2 présente des exemples de techniques de recherche employées en fonction des objectifs d’une intervention.
Tableau 2
Exemple d’objectifs et de techniques de collecte de données
| Objectifs d’intervention | Techniques d’intervention |
|---|---|
| Analyse d’un milieu pour instaurer un système de formation à distance | Entrevue, sondage, observation du milieu |
| Définir les programmes et le matériel didactique et pédagogique requis en précisant la contribution de chacun des partenaires et le volume horaire affecté aux contenus généraux et aux contenus techniques | Définir les programmes et le matériel didactique et pédagogique requis en précisant la contribution de chacun des partenaires et le volume horaire affecté aux contenus généraux et aux contenus techniques |
| Élaborer des scénarios d’enseignement (diagnostic des besoins, formules pédagogiques, modes d’évaluation, etc.) | Entrevue, observation, analyse quantitative des matériels existants |
| Déterminer les niveaux d’entrées et de sortie ainsi que les modes de sélection des apprenants | Questionnaire, entrevue |
| Bâtir un mécanisme de reconnaissance des acquis du public cible | Entrevue, analyse de contenu des entrants |
| Définir le degré de formation initiale requis pour les formateurs | Questionnaire, entrevue, revue de littérature, analyse qualitative du milieu |
| Déterminer les caractéristiques sociales, culturelles et économiques favorables ou défavorables au développement d’un modèle spécifique | Entrevue, analyse de contenu, analyse statistique du milieu |
| Identifier les contraintes à l’intégration des immigrants dans le système de formation professionnelle ainsi que les facteurs facilitant cette intégration | Discussion de groupe, analyse de contenu, revue des statistiques |
| En fonction des résultats obtenus avec les objectifs précédents, dégager les forces et les limites du modèle de formation et ses conditions de reproductibilité | Analyse de contenu, analyse du milieu |
| Évaluer les coûts moyens nécessaires à la mise en place d’un modèle de formation | Analyse de contenu, analyse du milieu |
| Décrire l’intégration économique des jeunes et la capacité d’absorption du marché de travail d’une main-d’œuvre mieux qualifiée | Entrevue, discussion de groupe, analyse statistique du milieu |
Lorsque vous aurez déterminé l’outil le plus pertinent, il vous faudra le mettre au point ou en choisir un déjà existant. Dans un essai, il est préférable d’utiliser un instrument déjà connu étant donné le temps dont vous disposez pour réaliser votre projet. Mais ce n’est pas toujours possible; très souvent, il faut concevoir ses propres outils. Vous pourrez aussi trouver, dans diverses bibliothèques, des conseils pour réaliser de tels instruments. Cependant, il faut prendre en compte la fidélité et la validité des outils que vous réaliserez, ce qui suppose des travaux supplémentaires.
En intervention, comme en recherche, ces outils doivent répondre à des critères de fidélité et de validité. La fidélité renvoie au fait qu’un instrument fournit toujours la même information, peu importe son utilisateur. Plusieurs procédures sont prévues pour assurer la fidélité d’un outil. La validité renvoie au fait qu’un instrument mesure bien ce qu’il prétend mesurer. Généralement, on établit la validité en comparant les résultats obtenus à un test, par exemple, à un autre test qui prétend mesurer la même chose. Il est presque toujours plus simple d’utiliser un outil existant parce que leur validité et leur fidélité en ont été démontrées.
Divers appareils (vidéo, ordinateur, logiciels, etc.) peuvent être nécessaires. Il faut les prévoir et définir leurs caractéristiques pour vous assurer qu’ils répondront à vos besoins. Si vous prévoyez l’utilisation de certains appareils, il faudra imaginer des hypothèses de rechange permettant de recueillir les données si jamais des problèmes techniques se présentaient. Quel que soit le cas, une forme de saisie numérique de ces données s’avérera indispensable.
Dans notre intervention, divers instruments ont été retenus :
- un sondage auprès des parents,
- un inventaire des services déjà offerts dans l’école et dans l’environnement,
- une entrevue auprès des personnels concernés par les difficultés les plus courantes des élèves.
Comme la solution retenue est d’offrir des services à distance et en ligne aux parents intéressés par l’accompagnement et le soutien à la maison. il est nécessaire de vérifier, lors du sondage auprès des parents, le type de connectivité dont ils usent, leurs accès à Internet, le matériel dont ils peuvent se servir à la maison, les services à distance, etc.
Pour vous aider dans votre démarche, un outil méthodologique vous est proposé à la section Outils méthodologiques :
- Outil méthodologique 21 : Développer les outils de la recherche-action.
Le déroulement de la collecte d’informations
Vous avez normalement toutes les informations pour élaborer le déroulement de votre intervention, c’est-à-dire pour décrire et réaliser chacune des étapes et chacune des actions ou opérations. La description très détaillée vous permet de ne rien oublier et de vous assurer d’éviter les facteurs parasites pouvant influencer directement la collecte des données. Il faut savoir comment vous sélectionnerez et rejoindrez vos participants, comment vous recueillerez les informations souhaitées, quels instruments vous utiliserez, comment se déroulera la réalisation concrète de votre expérimentation, etc.
La collecte des données, à l’aide des instruments que vous avez ou non élaborés, permet de recueillir des informations auprès des groupes cibles ou d’extraire des informations de la documentation traitant de la situation problématique qui fait l’objet de votre intervention. Le travail sur le terrain doit être préparé minutieusement pour en garantir le bon déroulement. La préparation implique les activités suivantes :
- si la collecte de données est assurée par quelqu’un d’autre que vous, il faudra former ces personnes à leur rôle, aux objectifs visés, aux activités et aux attitudes à adopter dans la relation avec le groupe; il faut former ces personnes sur le milieu ciblé ou la recherche documentaire à faire;
- pour chaque outil de collecte de données, par exemple une entrevue individuelle ou collective, il sera nécessaire d’identifier les tâches requises avant, pendant et après la ou les rencontres.
- avant la collecte de données ou l’intervention, il faudra sensibiliser le milieu ou le groupe cible. À titre d’exemple, présenter les objectifs et la durée de l’intervention aux participants afin d’obtenir leur adhésion à la réalisation de l’intervention;
- mettre en place les ressources matérielles et financières requises par l’intervention;
- planifier les activités sur le terrain : la constitution des groupes, définition et répartition des rôles, etc.;
- exécuter les activités et des tâches requises par l’intervention, coordonner et superviser le déroulement de l’intervention.
La collecte des données doit être conduite à la lumière des objectifs du projet d’intervention, car il s’agit bien de recueillir des informations utiles pour l’évaluation de l’intervention.
Voici les différentes étapes de la collecte de données :
- Préparation des instruments de mesure (sondage, inventaire, entrevue) et du courriel explicatif pour inviter les parents et les personnels de l’école à participer à l’intervention.
- Envoi d’un courriel aux personnels, par la direction des ressources humaines, pour les informer de l’inventaire et de l’entrevue qu’ils auront à réaliser.
- Envoi d’un courriel par l’école et d’une lettre aux parents (remise aux élèves) pour les informer de la démarche d’intervention.
- Les personnels de l’école remplissent le formulaire de consentement et de l’inventaire.
- Les parents remplissent le formulaire de consentement et le sondage.
- Analyse des données quantitatives pour préparer les entrevues avec les personnels de l’école.
- Contact et entrevues auprès des membres du personnel; le nombre de personnes pour les entrevues sera déterminé par le niveau de saturation des données collectives.
- Envoi d’un courriel de remerciements aux participants de l’intervention.
Les méthodes d’analyse des données
En intervention, vous aurez à analyser les informations que vous aurez recueillies lors du déroulement de votre projet. Leur analyse vous amène à connaître la valeur quantitative de ces données (analyse statistique) et à saisir le sens des données recueillies (analyse de contenu). Comme on aura prévu à l’étape de la planification la manière dont on analysera ces données, il est possible d’anticiper certains problèmes reliés aux outils utilisés.
En intervention, les méthodes qualitatives sont les plus utilisées et l’analyse des informations recueillies se réalise le plus souvent par des analyses de contenus. Les écrits sont très nombreux sur ce sujet, de sorte qu’il est préférable de consulter la documentation pertinente, notamment à la Bibliotech@distance de la TÉLUQ.
Dans l’étape d’analyse des données qualitatives se pose aussi la question de la fidélité. Il s’agit alors de vérifier si une même réponse obtient une même codification lorsqu’elle est traitée par différentes personnes. Pour s’assurer que ces hypothèses se vérifieront, un chercheur qui procède lui-même à ses analyses pourrait évidemment, et facilement, interpréter certains faits ou commentaires pour qu’ils correspondent à ce qu’il cherche. On utilise alors une procédure interjuges pour vérifier la fidélité de l’analyse des données. Il s’agit de demander à deux personnes de codifier les mêmes énoncés pour voir dans quelle mesure elles les traitent de la même manière. En intervention, cette vérification, bien que non obligatoire, devrait être faite à chaque fois. Il n’est pas nécessaire que la deuxième personne codifie toutes les données recueillies. Souvent, en effet, il est suffisant de reprendre de dix à vingt pour cent du matériel pour obtenir un taux de fidélité satisfaisant.
Dans cette étude, nous utiliserons des statistiques descriptives pour les données quantitatives et un outil d’analyse de contenu pour les données qualitatives.
Le temps requis pour chacune des étapes
Toute planification comprend des indications sur le temps à dédier à une tâche. Il est approprié de définir les moments où vous rencontrerez vos participants et de prévoir le temps nécessaire pour vous assurer de réaliser tout ce qui a été prévu. Cet aspect doit être très clair, en particulier si vous avez des autorisations à demander pour rencontrer vos participants.
Il est habituellement préférable de ne pas planifier de trop longues périodes pour les travaux, les entrevues, les observations, etc. La motivation a souvent tendance à diminuer et vous n’obtiendrez peut-être pas la même qualité de participation après une heure. Il vaut mieux, lorsque c’est possible, planifier plusieurs courtes rencontres plutôt qu’une seule de plusieurs heures. Ce peut être plus difficile à organiser, mais vous pourriez obtenir des données plus riches.
Idéalement, préparez un échéancier détaillé des opérations à réaliser en prévoyant suffisamment de temps pour vous réajuster, s’il y a lieu, puisque des imprévus sont toujours possibles, et même probables, quand on entreprend un tel projet.
Notre projet devra se réaliser entre la mi-janvier et la fin mai d’une année scolaire, soit sur 15 semaines, afin d’éviter la période d’examen, exigeante en temps de la part des personnels de l’école.
- Semaine 1 : Envoi d’un courriel aux personnels par la direction des ressources humaines pour les informer de l’inventaire et de l’entrevue qu’ils auront à réaliser.
- Semaine 1 : Envoi d’un courriel par l’école et d’une lettre aux parents (remise aux élèves) pour les informer de la démarche d’intervention.
- Semaines 2-4 : Les personnels de l’école remplissent le formulaire de consentement et de l’inventaire (entre 90 et 120 minutes par personne).
- Semaines 2-4 : Les parents remplissent le formulaire de consentement et le sondage (30 minutes par parent).
- Semaines 5-7 : Analyse des données quantitatives pour préparer les entrevues avec les personnels de l’école.
- Semaines 8-12 : Contact et entrevues auprès des membres du personnel; le nombre de personnes pour les entrevues sera déterminé par le niveau de saturation des données collectives.
- Semaines 13-14 : Réajustement de l’échéancier selon les imprévus.
- Semaine 15 : Envoi d’un courriel de remerciements aux participants de l’intervention.
Les questions d’éthique à surveiller
L’éthique en intervention renvoie à des valeurs et à des principes qui assurent à la personne le respect de ses droits fondamentaux. Selon M.-F. Fortin10, les principaux droits évoqués dans les codes d’éthique pour la recherche, applicables à toute forme d’intervention auprès des personnes, sont :
- Le droit à l’autodétermination : toute personne peut décider pour et par elle-même et prendre en main sa destinée.
- Le droit à l’intimité : toute personne a la liberté de décider de ce qu’elle veut bien partager avec les autres.
- Le droit à la confidentialité : toute personne doit être assurée qu’on ne peut relier les informations qu’elle a fournies et qui seront rendues publiques à ses réponses.
- Le droit à la protection contre l’inconfort et le préjudice : toute personne ne peut subir des inconvénients susceptibles de lui faire tort ou de lui nuire à cause d’une intervention.
- Le droit à un traitement juste et équitable : toute personne doit disposer des informations complètes sur la nature et le déroulement d’une intervention.
10M.-F. Fortin, 1996, op.cit.
Dans la majorité des cas, trois procédures permettent de s’assurer que ces droits sont respectés :
- Fournir une information complète sur le but, la nature et le déroulement de l’intervention : il est préférable de préparer une information écrite afin que les participants puissent s’y référer et mieux comprendre ce dans quoi ils s’engagent; il est important de laisser aux personnes le temps nécessaire pour formuler leurs questions et obtenir les clarifications désirées.
- Obtenir le consentement : ce consentement peut être obtenu oralement ou par écrit; dans certains cas, comme une intervention auprès de mineurs ou de personnes mentalement incompétentes, par exemple, il faut obtenir le consentement des parents ou d’un tuteur. D’autres autorisations sont souvent nécessaires : l’intervention dans une école, par exemple, nécessite le consentement de la commission scolaire ou au minimum, de l’en informer; il vaut toujours mieux, dans tous les cas, obtenir plus d’autorisations que nécessaire pour éviter les situations délicates (une poursuite par exemple) à un moment ou l’autre de l’intervention.
- Assurer la confidentialité : il faut toujours assurer les participants que les informations fournies seront traitées de manière confidentielle, c’est-à-dire qu’elles seront communiquées de façon anonyme; souvent, un engagement écrit des chercheurs ou intervenants devrait être donné aux participants en leur précisant comment sera assurée cette confidentialité. Il n’y a que quelques cas où cela n’est pas possible : dans une recherche avec un seul sujet (cas unique), par exemple, il est difficile d’assurer la confidentialité totale; la personne doit alors en être bien informée.
Dans certains cas, il vous faudra obtenir des autorisations de la direction d’un établissement ou de la Commission d’accès à l’information pour avoir des renseignements sur les personnes que vous désirez contacter. Dans les établissements scolaires, par exemple, on ne devrait pas fournir de listes d’étudiants ou des renseignements personnels sur les travailleurs sans cette autorisation. Si, par exemple, vous désirez envoyer un questionnaire à un groupe d’étudiants du collégial en informatique et que vous avez besoin de leurs noms et de leurs adresses, il vous faudra probablement obtenir une autorisation de la Commission d’accès à l’information pour accéder à cette liste ou faire une demande auprès du collège. Plusieurs semaines pourront s’écouler avant d’obtenir cette autorisation; vérifiez donc rapidement si elle est nécessaire et faites votre demande tôt.
L’éthique en intervention constitue un aspect fondamental qui peut être très facilement négligé. Tout risque de manquement à l’éthique devrait être sérieusement considéré et conduire à l’abandon du projet s’il n’est pas possible de trouver une solution qui privilégie d’abord les droits des personnes.
Une demande de certificat d’éthique a été déposée dans laquelle les instruments de mesure (sondage, inventaire et entrevue) ont été inclus ainsi que le formulaire de confidentialité signé par le chercheur ou la chercheuse. La demande précise que le consentement des parents et des personnels de l’école est requis à l’aide d’un formulaire de consentement, dans lequel il est indiqué que les participants sont assurés de l’anonymat dans le traitement et la conservation des données qu’ils fournissent; de plus, il est précisé qu’ils peuvent accepter ou non que leurs propos soient insérés dans les publications du chercheur ou de la chercheuse.
Pour vous aider dans votre démarche d’intervention, un outil méthodologique vous est proposé à la section Outils méthodologiques :
- Outil méthodologique 1 : Éthique de la recherche avec des êtres humains.
En résumé
Décrire la méthodologie :
- les participants à retenir;
- les informations à recueillir;
- les outils de collecte des informations;
- le déroulement de la collecte des informations;
- les méthodes d’analyse des données;
- le temps requis pour chacune des étapes;
- les questions d’éthique à surveiller.
Outils méthodologiques à consulter à la section Outils méthodologiques
- Outil méthodologique 17 : Les représentations du problème dans la recherche-action.
- Outil méthodologique 19 : Les outils d’aide à la planification d’un projet.
- Outil méthodologique 22 : Méthodes d’échantillonnage probabiliste.
- Outil méthodologique 21 : Développer les outils de la recherche-action.
- Outil méthodologique 1 : Éthique de la recherche avec des êtres humains.